13 septembre 2006
~*~ Vivre, qu'est-ce ?... ~*~
Une question bien vaste, de nombreux philosophes se sont penchés sur la question bien avant moi, avec bien plus de matière à penser, avec bien plus de lucidité... alors c'est sans aucune prétention que je me pose cette question. Aujourd'hui j'écris tandis que chaque jour et chaque nuit j'y pense, je me demande. Je ne cherche pas la réponse, je cherche des éléments de ma propre réponse.
On dit que l'on vit pour soi ; cela implique donc de savoir pourquoi l'on veut vivre, ce que l'on veux mettre dans sa vie... je ne me demande même pas encore si je peux, si cela est possible... je me demande encore ce que je veux, encore et encore.
Est-ce normal de se poser tant de questions ? Est-ce normal que cela prenne tant d'emprise sur moi ? Est-ce normal que penser à ma vie m'empêche encore de la vivre - dès maintenant ? Non... si tout le monde se pose des questions, se remet en question, ce "tout le monde" prend aussi le temps de vivre entre deux pensées... non ?
J'ai peur d'arrêter de penser. J'ai peur de penser. Si je vis, c'est beaucoup à base de peur et d'angoisse du moment présent, de l'instant d'après... projection dans un futur comme si ce futur n'arrivera jamais, maintenant c'est maintenant... une raison de profiter de l'instant présent... mais toute à l'heure cet instant présent sera passé et remplacé par un nouveau présent... J'ai peur du temps. Trop rapide ou trop lent ?... je n'en sais pas grand chose. Si, ça varie avec l'heure... pourquoi ? pour être dans une norme imaginée par la société, idéalisée par moi-même, rien que par moi-même... mais mon esprit et mon corps ne suivent pas. J'ai peur de me fier à mon propre rythme, j'ai peur d'être connectée à une vie que je suis seule à comprendre, plus ou moins, déconnectée de la vie des autres, de ce "tout le monde" où se cachent des amis... Je vis pour moi, d'accord, mais je ne vis pas pour être seule !
~*~
...
Commentaires
...
Tes mots résonnent comme un écho en moi.
Petites soeurs de "je me pose tout le temps des questions et je décortique tout dans tous les sens" ... !
Sûrement pas d'anormalité (ou est-ce pour nous rassurer ,!), une hypersensibilité qui s'exacerbe par la pensée.
Parce qu'on a placé la pensée très haut (et tellement plus haut que ... enfin ... que cette chose que l'on appelle petit corps), parce que quitte à exister et vivre, alors c'est comme ça qu'on veut le faire : cogito ergo sum ...
Il y a certainement une voie pour concilier cela avec les autres visions du monde, de les faire se concerter. Une de ces voies est lorsqu'on aime : je souhaite que ton chemin soit beau ma Julia.
Je t'embrasse !
merci
Ma chère Judi,
C'est vrai, tellement vrai, vivre c'est tout d'abord une façon de voir les choses puis de les ressentir (ou vice-versa ?). Malheureusement il existe encore des passages à vide que tu comprends, des changements qui prennent des proportions anormales. J'ai tant l'impression de ne ressentir que le mal des situations ou des évènements, angoisse... Vouloir toujours faire bien, mieux encore, constante insatisfaction... Je nous souhaite que les choses se simplifient d'elles-mêmes dans nos esprits, un déclic, un "petit à petit". Nous sommes d'accord, il y a une solution puisque nous avons eu un "avant" vivable et lorsque l'on regarde autour de soi il n'y a pas que des gens qui souffrent chaque jour !
Des maux, je souhaite le soulagement...
Prends soin de toi ma grande !!! ;o)
Bises,
Julia
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=95119&pid=2667527
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

